Pour un langage non validiste

Un zine et quelques affiches

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Télécharger l’affiche 1. Les mots (PDF A4)

Télécharger l’affiche des 6 règles (PDF, A3)

Il y a-t-il un langage validiste ?

Bien sûr.

Comme notre langage porte la marque du sexisme et du racisme, il est fortement marqué par le validisme. Les répétitions et réitérations permanentes de mots, d’expressions, de formulations, de réflexes d’interaction et de scripts validistes ne sont pas sans conséquences. Premièrement, elles font souffrir les personnes qui y sont exposées, favorisant leur auto-dévalorisation, leur haine de soi. Deuxièmement, elles légitiment les exclusions, les discriminations et les violences auxquelles font face les personnes neuroatypiques, malades, handicapées et psychoatypiques.

Finalement, elles reproduisent l’idée que la séparation et la hiérarchisation entre la vie de ces personnes et des personnes qui seraient « normales » est « naturelle » voire même nécessaire.

Cette idée tue tous les jours.

Nous avons acquis ces réflexes de langage et de pensée. Nous pouvons aussi en prendre conscience pour nous en débarrasser. Ce zine est là pour donner quelques conseils et proposer des premiers pas : quels mots utilise-t-on ? quelles phrases répète-t-on ? quelles interactions avons-nous ritualisées ? quels scripts avons-nous naturalisés ?

Voici quelques règles simples.

Galerie : extraits du zine

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« C’est quoi ton handicap ? »

« – C’est quoi ton handicap ?
– Mon handicap ? C’est toi ! »

Un thread de @Spoonie_Ville  a fait débat hier sur Twitter parmi la communauté malade et handie. Le débat est de savoir si nous devons refuser ou être reconnaissant.e.s des  questions que les autres nous posent sur nos maladies, troubles, symptômes. En fonction de nos expériences différentes, handicaps invisibles ou non, invisibilisation de soi (en raison du handicap visible) ou non, passing comme « valide » ou non, les positions de chacun.e sont différentes.

Ce débat m’a mis profondément mal à l’aise. Pour moi, sur ce sujet, la vraie question à nous poser, c’est : comment parler de ce qui m’arrive de manière à être entendu.e, à me faire comprendre et à obtenir le soutien dont j’ai besoin. Nous sommes beaucoup trop conditionné.e.s à répondre aux attentes validistes ; nous avons besoin d’entraide et d’entrainement. Continuer à lire … « « C’est quoi ton handicap ? » »

Vélovalidismes

velovalidismes

Vélo-enfer / Vélo-épuisement / Vélo-invalidation

Brochure

Le vélo-validisme, c’est le postulat selon lequel « tout le monde devrait pouvoir faire ceci ou cela à vélo » (…) Le vélo-validisme, c’est aussi croire que l’on peut estimer les capacités d’une autre personne (…) Le vélo-validisme, c’est croire que la capacité de faire un effort rend une personne plus estimable (…) Le vélo-validisme c’est croire que la personne est handicapée à cause de ses particularités physiques (…) Le vélo-validisme, c’est une culture d’héroisation de la force et de l’effort physique (…) Le vélo-validisme, c’est croire qu’on a pas besoin de faire attention aux autres.

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Envie de dire c’est quoi le vélo-validisme pour toi?
Ecris-moi pour contribuer à un numéro 2 de Vélovalidismes!

Spirale de l’internalisation validiste

Un minizine à mettre dans la poche (10 cm) sur l’internalisation du validisme.

 

L’internalisation, c’est quand on est concerné par une oppression, mais que l’on reprend à son compte les normes et les jugements de valeurs dictés par cette oppression, et donc que l’on se dévalorise soi-même et les siens. C’est une des manières de « supporter » l’oppression, de « faire avec »… mais cela fait énormément souffrir !

Les personnes malades, handicapées, psychoatypiques souffrent du validisme mais peuvent souvent trouver que qu’il est « normal »… qu’il faille travailler pour mériter un salaire par exemple. (si, si)

Ce petit zine sert à travailler sur l’internalisation, pour la combattre en nous-mêmes, nous libérer d’abord de l’emprise idéologique du validisme sur nos vies invalidées, pour ensuite… tout révolutionner !

Télécharger le PDF (impression A4 à recouper et à plier), diffusion prix libre.

Un zine sans mode d’emploi de coloriage, mais faites-vous plaisir à vous et vos crayons de couleurs

Migraine, une histoire brute

Une seule histoire n’est jamais l’histoire d’un.e seul.e

cover

GENEALOGIE – à quinze ou seize ans / souvent très souvent / ma grand-mère et mon père / comment faire avec / de nos jours / dans les années 1930-1940 / culpabilité / inquiétudes / la Lise que j’ai connu / le Jacques que j’ai connu / cabinets médicaux / quand les traitements sont inefficaces / triptan amour / camoufler à soi-même / tout va bien / absence-distance

TOUT AU FOND – seule / incompréhension / pas normal.e / je suis folle

RETABLISSEMENT – ce n’est pas guérir / se rétablir / passing / coming out / me soigner / entourage / lutter ensemble

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Diagnostic

Tu n’es pas ton diagnostic.

Le diagnostic, c’est un raisonnement hypothétique, basé sur des indices : ceux que nous exprimons comme douleurs, comme dysfonctions observées ; et ceux qui résultent des examens, tests et manipulations. Le diagnostic peut être juste, incomplet, partial, faux, trompeur lorsqu’un problème en cache un autre.

Le diagnostic fait référence à un modèle, de la maladie-trouble idéal avec ses variations inexpliquées et subtilités incomprises. La médecine n’est pas du tout une science exacte, et certainement pas une science humaine.

Le diagnostic donne une étiquette au patient. Une étiquette qui localise son problème sur la grande carte des choses que la médecine catégorise, traite et croit comprendre. Une étiquette qui construit une image de soi, à ses propres yeux et aux yeux de son entourage : elle fait peur, pitié, sourire ou soupirer. Continuer à lire … « Diagnostic »